Des nichoirs à chauves-souris pour lutter biologiquement contre la mouche de l’olivier

Elles ont souvent mauvaise presse alors qu’elles sont un maillon essentiel de l’écosystème !

En 10 ans 30% des chauves-souris ont disparu (rapport de l’ONU 2019). L’utilisation massive de pesticides qui empoisonnent leurs proies, la destruction de haies, de prairies, l’urbanisation effrénée, la disparition de zones humides… sont responsables de ce déclin vertigineux.

Ces précieux auxiliaires de culture sont trop souvent méconnus ! Essentiellement insectivores, la chauve-souris compte parmi les plus importants prédateurs d’insectes. Certaines espèces consomment en une seule nuit le tiers de leur poids et peuvent dévorer jusqu’à 3000 insectes par jour ! (comme la pipistrelle)

Elles contrôlent les populations d’insectes nuisibles sans nuire à l’environnement et permettent de lutter contre de multiples fléaux comme la dévastatrice mouche de l’olive, ravageur principal qui occasionne des dégâts considérables. Des analyses moléculaires ont révélé que leurs déjections pouvaient contenir jusqu’à 33% de mouches de l’olive : une aubaine pour les oléiculteurs qui pourront progressivement remplacer les traitements phytosanitaires par la pose de nichoirs à chauves-souris dans les oliveraies tout en contribuant à la préservation de la biodiversité !

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